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Les MotsCharles me flattait pour amadouer sa mort; dans ma pГ©tulance, Louise trouvait la justification de ses bouderies; Anne-Marie celle de son humilitГ©. Et pourtant, sans moi, ses parents eussent recueilli ma mГЁre, sa dГ©licatesse l'eГ»t livrГ©e sans dГ©fense Г Mamie; sans moi, Louise eГ»t boudГ©, Charles se fГ»t Г©merveillГ© devant le mont Cervin, les mГ©tГ©ores ou les enfants des autres. J'Г©tais la cause occasionnelle de leurs discordes et de leurs rГ©conciliations; les causes profondes Г©taient ailleurs: Г MГўcon, Г Gunsbach, Г Thiviers, dans un vieux cЕ“ur qui s'encrassait, dans un passГ© bien antГ©rieur Г ma naissance. Je leur reflГ©tais l'unitГ© de la famille et ses antiques contradictions; ils usaient de ma divine enfance pour devenir ce qu'ils Г©taient. Je vГ©cus dans le malaise: au moment oГ№ leurs cГ©rГ©monies me persuadaient que rien n'existe sans raison et que chacun, du plus grand au plus petit, a sa place marquГ©e dans l'Univers, ma raison d'ГЄtre, Г moi, se dГ©robait, je dГ©couvrais tout Г coup que je comptais pour du beurre et j'avais honte de ma prГ©sence insolite dans ce monde en ordre ...» | Код для вставки книги в блог HTML
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