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Les ConfessionsJ’ai dit qu’elle Г©tait aimable: l’amour la rendait charmante; il lui rendait tout l’éclat de la premiГЁre jeunesse, et elle mГ©nageait ses agaceries avec tant d’art, qu’elle aurait sГ©duit un homme Г l’épreuve. J’étais donc fort mal Г mon aise et toujours sur le point de m’émanciper; mais la crainte d’offenser ou de dГ©plaire, la frayeur plus grande encore d’être huГ©, sifflГ©, bernГ©, de fournir une histoire Г table, et d’être complimentГ© sur mes entreprises par l’impitoyable Torignan, me retinrent au point d’être indignГ© moi-mГЄme de ma sotte honte, et de ne la pouvoir vaincre en me la reprochant. J’étais au supplice; j’avais dГ©jГ quittГ© mes propos de CГ©ladon, dont je sentais tout le ridicule en si beau chemin: ne sachant plus quelle contenance tenir ni que dire, je me taisais; j’avais l’air boudeur, enfin je faisais tout ce qu’il fallait pour m’attirer le traitement que j’avais redoutГ©. Heureusement Mme de Larnage prit un parti plus humain. Elle interrompit brusquement ce silence en passant un bras autour de mon cou, et dans l’instant sa bouche parla trop clairement sur la mienne pour me laisser mon erreur ...» | Код для вставки книги в блог HTML
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