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Les ConfessionsSeul, Г©tranger, isolГ©, sans appui, sans famille, ne tenant qu’à mes principes et Г mes devoirs, je suivais avec intrГ©piditГ© les routes de la droiture, ne flattant, ne mГ©nageant jamais personne aux dГ©pens de la justice et de la vГ©ritГ©. De plus, retirГ© depuis deux ans dans la solitude, sans correspondance de nouvelles, sans relation des affaires du monde, sans ГЄtre instruit ni curieux de rien, je vivais Г quatre lieues de Paris, aussi sГ©parГ© de cette capitale, par mon incurie, que je l’aurais Г©tГ© par les mers dans l’île de Tinian. Grimm, Diderot, d’Holbach, au contraire, au centre du tourbillon, vivaient rГ©pandus dans le plus grand monde, et s’en partageaient presque entre eux toutes les sphГЁres. Grands, beaux esprits, gens de lettres, gens de robe, femmes, ils pouvaient de concert se faire Г©couter partout. On doit voir dГ©jГ l’avantage que cette position donne Г trois hommes bien unis contre un quatriГЁme dans celle oГ№ je me trouvais. Il est vrai que Diderot et d’Holbach n’étaient pas (du moins je ne puis le croire) gens Г tramer des complots bien noirs; l’un n’en avait pas la mГ©chancetГ©, ni l’autre l’habiletГ©: mais c’était en cela mГЄme que la partie Г©tait mieux liГ©e ...» | Код для вставки книги в блог HTML
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