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PapillonSi tu n’attrapes pas la lГЁpre, tu chopes la fiГЁvre jaune ou des dysenteries qui ne pardonnent pas, ou la tuberculose, le paludisme, la malaria infectieuse. Si tu te sauves de tout Г§a, tu as de grandes chances de te faire assassiner pour te voler le plan ou de mourir en cavale. Crois-moi, Papillon, c’est pas pour te dГ©courager que je te dis Г§a, mais moi j’ai connu plusieurs bagnards qui sont revenus en France aprГЁs avoir fait des petites peines, cinq ou sept ans, et je sais Г quoi m’en tenir. Ce sont de vraies loques humaines. Ils passent neuf mois par an Г l’hГґpital et, pour ce qui est de la cavale, ils disent que ce n’est pas du tout cuit comme le croient beaucoup de gens. — Je te crois, Dega, mais j’ai confiance en moi et je ne ferai pas long feu lГ -bas, sois certain. Je suis marin, je connais la mer et tu peux ГЄtre sГ»r que je vais faire trГЁs vite pour partir en cavale. Et toi, tu te vois faisant dix ans de rГ©clusion ? Si on t’en enlГЁve cinq, ce qui n’est pas certain, tu crois que tu pourras les supporter, ne pas devenir fou, par l’isolement complet ? Moi, Г l’heure actuelle, dans cette cellule oГ№ je suis seul, sans livres, sans sortir, sans pouvoir parler Г personne, les vingt-quatre heures de chaque jour, ce n’est pas par soixante minutes qu’il faut les multiplier, mais par six cents, et encore tu serais loin de la vГ©ritГ©. — C’est possible, mais toi tu es jeune et moi j’ai quarante-deux ans. — Ecoute, Dega, franchement, qu’est-ce que tu crains le plus ? Ce n’est pas les autres bagnards ? — Oui, franchement, Papi ...» | Код для вставки книги в блог HTML
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