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Les ConfessionsJe ne voyais que l’horreur d’être reconnu, dГ©clarГ© publiquement, moi prГ©sent, voleur, menteur, calomniateur. Un trouble universel m’ôtait tout autre sentiment. Si l’on m’eГ»t laissГ© revenir Г moi-mГЄme, j’aurais infailliblement tout dГ©clarГ©. Si M. de la Roque m’eГ»t pris Г part, qu’il m’eГ»t dit: В«Ne perdez pas cette pauvre fille; si vous ГЄtes coupable, avouez-le-moiВ», je me serais jetГ© Г ses pieds dans l’instant, j’en suis parfaitement sГ»r. Mais on ne fit que m’intimider quand il fallait me donner du courage. L’âge est encore une attention qu’il est juste de faire; Г peine Г©tais-je sorti de l’enfance, ou plutГґt j’y Г©tais encore. Dans la jeunesse, les vГ©ritables noirceurs sont plus criminelles encore que dans l’âge mГ»r: mais ce qui n’est que faiblesse l’est beaucoup moins, et ma faute au fond n’était guГЁre autre chose. Aussi son souvenir m’afflige-t-il moins Г cause du mal en lui-mГЄme qu’à cause de celui qu’il a dГ» causer. Il m’a mГЄme fait ce bien de me garantir pour le reste de ma vie de tout acte tendant au crime, par l’impression terrible qui m’est restГ©e du seul que j’aie jamais commis; et je crois sentir que mon aversion pour le mensonge me vient en grande partie du regret d’en avoir pu faire un aussi noir ...» | Код для вставки книги в блог HTML
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