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Les Essais - Livre IIIAu demeurant rien ne me despite tant en la sottise, que, dequoy elle se plaist plus, que aucune raison ne se peut raisonnablement plaire. C'est mal'heur, que la prudence vous deffend de vous satisfaire et fier de vous, et vous en envoye tousjours mal content et craintif: lГ oГ№ l'opiniastretГ© et la temeritГ©, remplissent leurs hostes d'esjouГЇssance et d'asseurance. C'est au plus mal habiles de regarder les autres hommes par dessus l'espaule, s'en retournans tousjours du combat, pleins de gloire et d'allegresse. Et le plus souvent encore cette outrecuidance de langage et gayetГ© de visage, leur donnГ© gaignГ©, Г l'endroit de l'assistance, qui est communГ©ment foible et incapable de bien juger, et discerner les vrays advantages. L'obstination et ardeur d'opinion, est la plus seure preuve de bestise. Est il rien certain, resolu, dedeigneux, contemplatif, serieux, grave, comme l'asne? Pouvons nous pas mesler au tiltre de la conference et communication, les devis poinctus et coupez que l'alegresse et la privautГ© introduit entre les amis, gaussans et gaudissans plaisamment et vifvement les uns les autres? Exercice auquel ma gayetГ© naturelle me rend assez propre: Et s'il n'est aussi tendu et serieux que cet autre exercice que je viens de dire, il n'est pas moins aigu et ingenieux, ny moins profitable, comme il sembloit Г Lycurgus ...» | Код для вставки книги в блог HTML
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